En regardant vers la piste de danse, vous ne mîtes pas longtemps à repérer votre homme. Le jeune voyou était installé à une table avec des amis, dont l'une des armoires à glace avec qui vous l'aviez vu samedi dernier. Ils avaient visiblement beaucoup bu, à en croire leurs rires bruyants et benêts. Vous gardiez un il sur eux, attendant le moment propice, quand on vous tapota sur l'épaule. C'était l'autre armoire à glace de la semaine passée.
- Tu cherches Mulot, alors ? nasarda-t-il. On n'aime pas trop les fouille-merdes dans ton genre.
Il vous décocha un coup de poing que vous évitâtes et lui rendîtes. À peine sonné et mis en rogne, il sortit un flingue ; vous dégainâtes le vôtre dans la foulée. Les clients qui avaient remarqué votre altercation prirent peur et fuirent. Aucun de vous n'osait ouvrir le feu, mais la situation était à deux doigts de dégénérer. Il y avait trop de monde, vous quittâtes les lieux en vitesse, à reculons, en gardant l'homme en ligne de mire. Mieux valait ne pas attendre qu'ils eussent du renfort. De toutes façons, vous étiez repéré et votre proie avait déjà mis les voiles. C'était fichu pour ce soir.
Si vous êtes le 27 avril, rendez-vous au 952.
Si vous êtes le 4 mai, au 1108.